Le Lieutenant-colonel Cyprien K. était chargé de la logistique militaire du ministère de la Défense rwandais. En juin 1992 il est nommé Directeur général de Finance au sein du MINADEF.
Cet officier, accusé à l’époque d’avoir détourné des fonds, se serait défendu le 26 décembre 1994 dans un courrier à son ministre alors en exil. Il y aurait retracé les détails de sa mission, dont 27 jours passés à Paris, et y aurait donné des précisions sur les six livraisons d’armes et de munitions auxquelles il aurait participé. Il aurait écrit : « la dernière cargaison est arrivée à Goma le 18/7/94 alors que les hommes avaient déjà commencé à franchir la frontière vers le Zaïre ».
Cyprien K. aurait été chargé des achats d’armes du camp génocidaire au moins jusqu’au 18 juillet 1994 (15 semaines après le début des massacres).
Il était basé à l’ambassade du Rwanda à Paris. Grâce à deux sociétés, dont une française, il aurait acheté et livré quelque 28 millions de FF d’armements.
Amnesty International France rappelle que toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie.